02/03/2013

1.2.1 Instrumints d' musike / Instruments de musique: li grosse caîsse / la grosse caisse

Duquesne Francis, Si Laetare m’était conté, Le carnaval louviérois, 1991

 

(p.22) DESCRIPTION DE LA GROSSE CAISSE

 

Contrairement au tambour, le fût de la caisse peut être de plusieurs matières. Dans le passé il était uniquement de bois. A l'heure actuelle il est encore composé de bois mais aussi de métaux divers tels que l'aluminium ou la tôle inoxydable. Les tirants, les cerdes, et les cordes sont identiques au tambour, mais bien sûr à l'échelle de l'instrument. Les peaux peuvent être synthétiques comme sur les tambours modernes, mais la plupart des "joueurs de caisse" sont fidèles aux peaux de veau pour leur sonorité.

Cet instrument ne possède pas de corde de timbre. Pour frapper la caisse, l'instrumentiste se sert d'une mayoche*. Elle est de bois plein, ou de bois terminé à son extrémité par un recouvrement de feutre (voir dessin).

 

1) Manche en bois plus étroit à son extrémité, terminé par une plaquette métallique avec vis de serrage.

2) Des épaisseurs de feutre sont intercalées.

3) Après serrage de la vis, on effectue un ponçage pour arrondir les angles.

Jacques Mansy, ancien chef de batterie des Gilles "Amis Réunis" nous raconte qu'après la guerre 40-45, la peau de tambour synthétique n'existait pas, il en était de même pour le fin plastique. De ce fait quand la pluie faisait son apparition, il fallait protéger la peau de veau qui n'était pas imperméable.

(p.23) Les tamboureurs étalaient alors de la chandelle sur la peau, celle-ci était de ce fait à l'abri des intempéries.

Ce tamboureur-né nous narre encore une autre anecdote. Les baguettes du passé devaient être plus solides, car il fallait frapper plus fort sur les peaux qu'actuellement. Alors l'ami Jacques se rendait au charbonnage voisin dans le but de recevoir un peu de bois. Ce bois, paraît-il, d'une solidité à toute épreuve, servait à l'étançonnement des galeries et cages de la mine, et était appelé "bois de fer".

Arthur Denis, tamboureur aux "Amis Réunis" et par après chef de batterie chez les Gilles "Maugrétout" nous remet en mémoire qu'après le deuxième conflit mondial, certains tarnboureurs tannaient eux-mêmes leurs peaux de tambour.

 

* Ou mawote, ce mot désigne aussi dans notre région un gros marteau de forgeron.

 

 

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